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#66 · J'ai quelque chose à vous dire

L'Économiste Sceptique
L'Économiste Sceptique
J'aimerais vous parler du harcèlement que j'ai subi sur Twitter — et des conséquences qu'il a eu pour moi et pour L'Économiste Sceptique

Chère abonnée, cher abonné,
j'ai commencé la vulgarisation scientifique en économie en 2015. Cette vulgarisation s'est incarnée en plusieurs projets — Passeur d'Éco, puis Le Signal Économie et enfin L'Économiste Sceptique. De ces différents projets, L'Économiste Sceptique est clairement celui que j'aime le plus produire et qui a la dynamique la plus favorable.
À l'été 2020, j'ai pourtant indéfiniment suspendu L'Économiste Sceptique. J'en étais arrivé à la conclusion que la communauté sceptique et les sciences humaines et sociales (SHS, dont l'économie fait partie) n'étaient pas compatibles. Quelques mois plus tard, j'ai cependant lancé un reboot de L'Économiste Sceptique, sous la forme d'une newsletter et avec une ligne éditoriale un peu différente. J'avais à l'époque de grands projets, notamment en termes de revenus grâce aux abonnements Plus. Si L'Économiste Sceptique génère des revenus suffisants, cela me permet de le rédiger tranquillement — et avec ambition.
Un an plus tard, la version rebootée de L'Économiste Sceptique a connu des réussites et des échecs. Mais certains de ces échecs, et en particulier des revenus très en-deçà de ce qu'ils auraient dû être compte tenu du nombre d'abonnés à la version gratuite, sont dû à des circonstances en-dehors de mon contrôle. J'ai essayé de ne pas en parler dans la newsletter afin de vous en protéger, mais il faut que vous sachiez que mes amis sceptiques et moi-même avons été la cible d'un harcèlement — et il fondamental que vous le sachiez pour que vous compreniez pourquoi j'ai eu autant de mal à faire correspondre le reboot de L'Économiste Sceptique à ce que j'avais en tête.
Concrètement, depuis maintenant plusieurs années (oui, années) nous sommes nous, les “gros comptes” sceptiques sur Twitter, la cible d'un petit groupe de pseudo-militants d'extrême-gauche radicalisés. Ils se présentent comme “méta-sceptiques”, comme “spécialistes des SHS” ou comme “zet-éthique” mais en réalité, ils sont avant tout des harceleurs.
Comme le montre brillamment Penseur Sauvage dans sa vidéo qui décortique la dernière grosse vague de harcèlement qu'ils ont provoqué, la mécanique de leur harcèlement est aussi simple que perverse : partir d'une déclaration, d'un propos ou d'un évènement objectivement critiquable — puis ensuite utiliser le prétexte de “on ne fait que critiquer” pour déchaîner les enfers.
La dernière vague de harcèlement est partie d'une blague ayant eu lieu lors des Rencontres de l'Esprit Critique (REC) à Toulouse. Des personnes ont considéré que la blague se moquait des personnes atteintes de troubles psy — ce que l'on appelle la psychophobie. Qu'il soit possible, par maladresse, que la blague ait alimenté des stéréotypes sur les maladies mentales, en soi l'argument est valable et la critique mérite d'être discutée. Et la personne qui a dit avoir été blessée par cette blague l'a sincèrement été. Il est donc légitime de reconnaître et la critique, et la blessure que la blague a provoqué. Mais cette blague a servi de prétexte à ces pseudo-militants radicalisés pour accuser la communauté sceptique toute entière de promouvoir activement la psychophobie. Mais c'est allé plus loin : ils ont en effet instrumentalisé les propos de la personne blessée par cette blague pour appeler, tenez-vous bien, les partenaires qui financent le REC à le boycotter. Ces gens sont allés jusqu'à taguer le ministère de la culture sur Twitter pour demander des comptes. Depuis quand on appelle au boycott d'un évènement pour une blague maladroite ? En quoi ces méthodes sont une manière raisonnable et acceptable de “critiquer” ? Surtout venant de la part d'un groupe de personnes se présentant comme “éthique” ?
Pour rappel, le REC est un gros évènement sceptique, rassemblant des milliers de personnes, organisé par des bénévoles et qui demande entre six mois et un an de travail. Une fois encore, que la blague ait pu être maladroite ou blessante, je l'entends — et je pense qu'il faut l'entendre. Mais est-ce une raison pour vouloir littéralement détruire un évènement qui aura demandé des mois de travail non rémunérés par des dizaines, voire des centaines, de bénévoles ? Cette réaction est d'autant plus disproportionnée que les personnes qui ont fait cet appel au boycott ont accès à des canaux privés où elles auraient pu faire passer leurs critiques. Pourquoi ont-elles choisi de passer par Twitter ?
Je sais de source sûre, puisqu'ils me l'ont dit eux-mêmes en privé, que certains de ces harceleurs harcèlent car… ça fait du like et du follow sur Twitter. Le prétexte de “défendre la justice sociale” ou de “rendre la communauté sceptique plus inclusive” ne sont en réalité que des caches-sexes pour se construire, à peu de frais et sur le dos de la santé mentale d'autrui, une audience sur Twitter. Et même en admettant que tous les membres de cette clique ne sont pas aussi cyniques, en quoi harceler les gens est une méthode appropriée pour résoudre n'importe quel problème ?
Vous trouvez peut-être que j'exagère. Que quelques critiques sur Twitter ne sont pas du harcèlement. Pourtant, le dogpiling, c'est-à-dire la répétition par une masse de personnes d'une même “critique” ciblant un individu ou un groupe d'individus, est bel et bien une forme de harcèlement. D'autant plus lorsque cette répétition se passe pendant des années. Ces harceleurs ont tenus des propos abjects à l'égard de sceptiques qui font partie de ces mêmes minorités qu'ils prétendent pourtant défendre. Ils ont forcé de nombreuses personnes appartement à diverses minorités à révéler des informations personnelles afin de faire taire certaines de leurs “critiques”. Pour des militants supposément portés sur la justice sociale, l'inclusion des minorités et le respect des différences, vous me permettrez de m'interroger sur l'écart béant entre ce qu'ils prétendent attendre des autres et ce qu'ils pratiquent eux-mêmes.
Ils accusent les sceptiques d'être littéralement des nazis. Ils accusent les sceptiques de ne jamais se remettre en question — en oubliant toutes les fois où les uns et les autres avons fait notre autocritique et avons réévalué nos positions. Ils accusent les sceptiques de plagiat parce qu'Acermandax a utilisé “locuteur” et “assertion” dans l'une des vidéos de la Tronche en Biais. Ils accusent les sceptiques de se désintéresser des sciences humaines et sociales — mais quand je rappelle que je suis littéralement économiste et que je produits du contenu sceptique depuis maintenant plusieurs années, ils me répondent que mon travail ne compte pas et que je ne suis rien d'autre qu'un paravent. Et bien sûr, comme tout harcèlement qui se respecte, il y a les menaces de mort. Ils parlent de “balles” qui se perdent. Ou parfois ils ne se cachent même pas — comme ici :
Ce que je mentionne dans le paragraphe précédent, c'est ce que l'on a entendu au cours des seulesdernières semaines. Dites-vous que ça dure depuis des années.
Certains de leurs propos et comportements sont, d'ailleurs, sans doute passibles de condamnations devant un tribunal. Je sais que certains d'entre nous explorent, ou ont exploré, cette piste. D'autres ont fui Twitter — pour protéger leur santé mentale. Qui peut les en blâmer ?
Ce harcèlement, comme tous les harcèlements, n'a pas été sans conséquence. Par deux fois, nous avons frôlé l'irréparable. L'un de nous a dû être pris en charge par les urgences psychiatriques au cours de la dernière vague de harcèlement suite au REC. Depuis quand envoie-t-on, au nom de “la critique”, quelqu'un aux urgences pour une blague maladroite ? Moi-même, et je n'ai pourtant clairement pas été le plus touché, je suis passé par des moments très difficiles sur lesquels je ne me souhaite pas m'étendre publiquement.
Je n'ai, à ce propos, pas été le plus ciblé — je laisse ce “trophée” à Acermandax et Vled Tapas de la Tronche en Biais, à Clément Freze ainsi qu'au Débunker des étoiles. Mr Sam et Le Chat Sceptique occupent une bonne deuxième place. Mais j'ai reçu moi aussi ma dose de moqueries, d'attaques et de harcèlement. Avec, toujours, la même logique : partir d'un propos objectivement critiquable, et plutôt qu'y répondre calmement sur le fond, s'en servir pour lancer une nouvelle vague de harcèlement. Vous êtes déshumanisé, vous n'êtes plus une personne qui a fait une erreur honnête et a devant elle une opportunité pour apprendre, vous êtes un ennemi. Et on ne négocie pas avec un ennemi ; on le détruit.
En plus des insultes, des attaques et des moqueries, il y a les injonctions contradictoires et les critiques irréfutables dont parle très bien Acermandax dans ce vlog de la Tronche en Biais. Le harceleur a toujoursraison. Vous ne parlez pas des SHS ? Vous ignorez les SHS ! Vous parlez des SHS ? Vous ne parlez pas comme il faut des SHS ! Vous produisez du contenu portant sur l'une de ces SHS ? Vous n'êtes qu'un paravent ! Ces fallacies sont des “critiques” auxquelles il est impossible de répondre — ce qui pose la question de leurs objectifs. Pour ma part, je suis convaincu que l'objectif de ces gens est tout simplement de nous faire taire, par tous les moyens possibles et imaginables. Et j'insiste : par tous les moyens moyens possibles et imaginables. Car avant de prendre la parole aussi publiquement sur leur harcèlement, nous avons essayé de leur parler en privé — en leur expliquant clairement les conséquences de leurs actions. Ils ont ignoré ce que nous leur avons dit et ont continué le harcèlement.
Pour ma part, je ne me tairai pas une seconde fois. Rétrospectivement, ce sont en réalité eux qui sont à l'origine de la suspension indéfinie de L'Économiste Sceptique que j'avais décidé à l'été 2020. Ils m'ont fait taire une fois ; ils ne me feront pas taire une deuxième fois. Car contrairement à leurs mensonges et à leur réécriture permanente de l'histoire, les sceptiques sont intéressés par les sciences humaines et sociales. Le nombre d'abonnés à mon compte Twitter et à la newsletter sont là pour en attester. Le fait que la Tronche en Biais invite régulièrement des chercheurs en SHS dans ses émissions est là pour en attester. Le fait que de nombreux sceptiques connus et moins connus me fassent part, en privé, de leur curiosité pour les SHS est là pour en attester.
Par un incroyable tour de passe-passe, ces harceleurs ont pourtant réussi à faire croire que c'étaient eux, les dépositaires de la “parole des SHS” au sein de la communauté sceptique. Quand on s'intéresse en détail à ce qu'ils disent, on se rend pourtant compte qu'ils distordent les résultats scientifiques pour les faire coller à leur idéologie politique. Certains d'entre eux m'ont tenu en privé les pires propos obscurantistes que j'ai pu entendre de toute ma vie sur les SHS. Et je vous rappelle que j'ai créé mon premier compte Twitter en 2009. Il s'agit-là des mêmes mécanismes qu'un discours antivax ou platiste, discours qui consiste à tenter de décrédibiliser à bon compte les propos qui heurtent sa vision idéologique du monde. En plus du harcèlement, il y a donc eu une forme d'usurpation. Raison de plus pour que je ne cède pas et que je continue à écrire L'Économiste Sceptique.
Quelles ont été les conséquences de ce harcèlement sur L'Économiste Sceptique ? La première concerne le rythme auquel j'ai publié les numéros de la newsletter. Vous vous doutez que lorsque vous vous subissez régulièrement de très violentes vagues de harcèlement, que vous voyez vos amis souffrir, il ne s'agit pas de conditions idéales pour se concentrer sur le contenu… Alors que je suis habituellement quelqu'un de méthode et d'organisé, le chaos avec lequel j'ai écrit L'Économiste Sceptique depuis un an est vraiment inhabituel pour moi.
J'ai aussi eu (et je vais être franc, j'ai encore) du mal à me concentrer pour lire correctement la littérature scientifique. Certains d'entre vous m'ont fait part que la qualité des numéros de la newsletter pouvait grandement varier, vous savez maintenant pourquoi : s'il y a du harcèlement pendant leur écriture, je n'ai pas pu y mettre la même concentration que si je les ai rédigé en paix.
La seconde, et j'en parlais plus haut, concerne les revenus générés par les abonnements à Plus, la formule payante. Certaines données centrales avec ce type de modèle économique sont, pour L'Économiste Sceptique, très, très en-dessous de ce qu'elles devraient être si l'on regarde d'autres données de la newsletter — et notamment le nombre d'abonnés à la formule gratuite, un chiffre qui est lui robuste. Concrètement, j'estime que le revenu que génère Plus est seulement à la moitié de ce qu'il devrait être compte tenu de ces autres données.
J'ai bien évidemment fait des erreurs, ces revenus plus réduits qu'espérés ne sont pas uniquement dû à ce harcèlement. Mais les revenus d'une newsletter sont directement corrélés au nombre de numéros que vous publiez. Et comme j'en ai publié moins que prévu, et de moins bonne qualité, à cause de ce harcèlement, cela impacte forcément à la baisse les revenus.
Je suspecte également que ce harcèlement et ces attaques permanentes contre nous et notre travail ont enrayé la croissance de mon compte Twitter. Pour rappel, c'est sur Twitter que L'Économiste Sceptique a la communauté la plus important. Depuis 2015, j'ai toujours eu un petit flux quotidien de nouveaux abonnés. Ce flux s'ajoute aux pics de nouveaux abonnés lorsqu'un tweet devient viral. Ce flux quotidien n'est en lui-même pas énorme, mais cumulé sur une longue période, il finit par faire une énorme différence. Ce flux s'est soudainement arrêté l'été dernier, juste après… une grosse vague de harcèlement (les yeux lasers, si vous étiez sur Twitter à l'époque). La seule fois où mon compte Twitter a connu une telle stagnation est lorsque j'étais inactif suite à ma suspension de L'Économiste Sceptique.
Les deux stagnations du flux quotidien sont très visibles sur ce graphique
Les deux stagnations du flux quotidien sont très visibles sur ce graphique
La coïncidence est troublante, et l'est d'autant plus que depuis dimanche et des prises de position publiques de certains d'entre nous, le flux est vraisemblablement reparti. Mon hypothèse est que tous ces propos odieux ont tenu à l'écart de mon travail de nombreuses personnes — et je ne les en blâme pas. Quand des gens dont vous respectez l'opinion répètent encore et encore que les sceptiques sont des nazis (une fois encore, je cite), qu'ils font le jeu de l'extrême-droite et je ne sais quelles autres fadaises encore, c'est normal, voire même attendu, de se pas s'intéresser au travail de personnes aussi dangereuses.
Toutes ces stagnations ont aussi des conséquences financières personnelles. Lorsque j'ai lancé Plus, la version payante de L'Économiste Sceptique, je n'avais pas à proprement parler établi des prévisions de revenus. Mais comme je vous le disais plus haut, la performance décevante de ces revenus est clairement une mauvaise surprise — ce qui est à l'origine d'une situation financière très difficile pour moi. L'Économiste Sceptique n'est pas en danger — car sa survie est ma priorité numéro 1, et ma confiance dans son potentiel et dans son utilité est intacte. Mais concrètement, dans deux mois je ne pourrai plus payer mon loyer — et je serai donc obligé de retourner habiter chez mes parents. À 34 ans.
Je n'écris pas ça pour vous demander de me soutenir en vous abonnant à Plus. Bien sûr, si vous pouviez le faire ça m'aiderait je ne vais pas vous le cacher — mais ça n'est pas mon propos. S'il faut que j'en passe par un retour chez mes parents, je me suis en réalité résigné à cette perspective et je le ferai. Et encore une fois, cette performance décevante est aussi due à des erreurs que j'ai commises moi seul et qui s'ajoutent au harcèlement. Mon propos, c'est simplement de vous expliquer à quel point ce harcèlement m'a pénalisé moi à titre personnel, à quel point il a pénalisé L'Économiste Sceptique — et à quel point ce petit groupe d'extrémistes supposément “défenseur des SHS” ont en réalité participer à fragiliser l'un des projets de vulgarisation des SHS les plus importants de la communauté sceptique.
J'en profite, au passage, pour remercier les membres Plus qui m'ont fait confiance et sont restés à bord malgré la tempête. C'est littéralement grâce à vous que L'Économiste Sceptique existe encore, alors merci pour votre soutien indéfectible.
Maintenant, quelles sont mes perspectives avec L'Économiste Sceptique ? Comme vous l'avez compris, il est hors de question que j'arrête. C'est même tout l'inverse ! Depuis dimanche et les prises de position publiques dont je parlais plus haut, j'ai l'impression que quelque chose a changé — et, c'est à noter, de manière positive.
La première étape, je la mène en ce moment : c'est de vous parler de ce harcèlement — et, surtout, de ses conséquences pour moi et pour L'Économiste Sceptique. Il faut que vous sachiez pourquoi L'Économiste Sceptique a été aussi chaotique depuis un an, et surtout depuis l'été dernier. Pourquoi des annonces que j'ai pu faire à un moment donné n'ont pas toujours été suivies d'effet — ou seulement pour un temps.
Si vous me suivez sur Twitter, vous savez sans doute que j'ai souvent mentionné ce harcèlement. Mais accepter qu'il avait de telles conséquences, aussi négatives, sur moi et mon travail ; puis trouver le courage d'en parler d'abord à mes proches, puis de manière de plus en plus publique, tout cela a agit comme une véritable libération. J'ai reçu de nombreuses marques de soutien et de compréhension. Depuis lundi, mon cerveau s'est comme calmé et j'ai retrouvé une lucidité, une paix intérieure et une tranquillité d'esprit que je n'avais pas connu depuis au moins un an. Tout cela me rend optimiste. Et comme je vous le disais plus haut, le petit flux quotidien de nouveaux abonnés sur Twitter semble avoir repris. Je m'autorise à reprendre un peu espoir que l'on puisse, enfin, nous laisser travailler correctement. C'est pas comme s'il y avait des quantités industrielles de fadaises sur la science économique, l'économie et l'économie de l'environnement pour m'occuper…
Pour la seconde étape, celle qui viendra demain, je suis moins sûr. Il va bien sûr falloir que je digère tout ça avec l'aide de ma psychothérapeute. Mais je me dis qu'une fenêtre de tir pour corriger un certain nombre d'erreurs que j'ai pu commettre depuis un an s'est peut-être ouverte. Je l'ai dit plusieurs fois et je le répète encore : le semi-échec économique de L'Économiste Sceptique n'est pas uniquement dû à ce harcèlement. C'était la première fois que je lançais une newsletter, je savais que je commettrais des erreurs — et j'en ai commises.
À court terme, probablement rien ne va véritablement changer. Je vais continuer à rédiger autant de numéros que je le peux, je vais continuer à vous informer sur les conséquences économiques de la guerre en Ukraine. J'avais en projet un nouveau format pour les numéros réservés aux membres Plus, je vais sans doute le lancer plus ou moins comme prévu.
Reste la question financière. Vous l'avez compris, elle est pour le moment épineuse. Je vais sans doute faire comme je fais depuis plus de dix ans : voir au jour le jour et aviser.
Maintenant que j'ai pris aussi ouvertement la parole sur ce harcèlement et ses conséquences, j'aimerais sincèrement que c'est la dernière fois. Je veux pouvoir enfin passer à autre chose. Comme de nombreux autres amis et collègues sceptiques, j'aimerais utiliser mon temps pour produire du contenu — plutôt que pour endiguer de multiples vagues de harcèlement. J'ai des tonnes de numéros à écrire, certains sont déjà bien avancés (voire même terminés) mais je n'ai pas osé les publier afin d'éviter de déclencher de… nouvelles vagues de harcèlement. Cette peur a aujourd'hui disparu.
J'espère, enfin, que ces soit-disant “défenseurs des SHS” me laisseront moi, un spécialiste de l'une de ses SHS qui essaie de la vulgariser au meilleur de mes capacités à une communauté sceptique qui n'a eu de cesse de témoigner de son intérêt pour cette discipline, faire tranquillement mon travail. Il serait grand temps.
Je termine ce numéro en vous réitérant, à toutes et tous, mes remerciements les plus sincères pour tout votre soutien au cours de ces années difficiles. C'est par, et pour, vous que L'Économiste Sceptique existe. Alors merci !
À bientôt pour le prochain numéro,
Olivier
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La science économique comme vous ne l'avez jamais lue. Par Olivier Simard-Casanova, chercheur en économie.

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